Nos engagements en 2016 pour la grande région

Si, comme l’a indiqué F.Hollande lors de ses vœux, nous sommes bel et bien dans un "état d’urgence économique et social" alors, ce dont notre pays a besoin, ce n’est pas d’un "large" rassemblement avec la droite mais d’une politique de gauche et de mesures d’urgence. Cette question sera au cœur de l’action des communistes en 2016. Osons la refondation de la gauche avec toutes celles et tous ceux qui refusent, au nom d’un climat de peur, à faire le deuil de valeurs progressistes et de combats pour la justice, la solidarité et la Paix.


Avec plus de 100 000 suffrages lors du premier tour des élections régionales le 7 décembre dernier dans la nouvelle grande région Aquitaine/limousin/Poitou-Charentes, le mode de scrutin prive le front de gauche d’une légitime représentation dans la nouvelle assemblée régionale installée ce jour à Bordeaux. Cela n’est pas une bonne chose pour la nouvelle collectivité et pour les populations. Alors que notre société va mal, que la crise démocratique et politique s’aggrave et que l’avenir de nos territoires est menacé par l’acharnement d’une politique gouvernementale et européenne injuste et inefficace, le pluralisme politique est plus que jamais nécessaire.

Le temps électoral est un moment de l’engagement politique. Nous allons poursuivre, sous d’autres formes, le travail engagé au cours des derniers mois pour faire connaître et enrichir nos propositions et nos solutions pour la grande région. Comment ?

D’abord par une veille permanente sur les décisions prises par la nouvelle collectivité régionale. Comme nous l’avons indiqué lors de la campagne, nous serons extrêmement attentifs au risque de ruptures des politiques publiques par une aggravation des inégalités territoriales. Nous proposerons, à l’échelle de chaque département, la mise en place d’un observatoire citoyen – composé d’acteurs de la vie locale, de militantes et militants associatifs, de syndicalistes, d’élus locaux – pour suivre, au plus près des territoires, les effets d’une réforme territoriale privilégiant la concurrence aux coopérations, la concentration des richesses aux partages. Le maintien et le développement des services publics locaux feront l’objet d’une campagne de proximité.

L’emploi reste la préoccupation première du plus grand nombre. La politique régionale d’aides aux entreprises ne peut plus se passer de l’ »expertise et des propositions du monde du travail et des représentants des salariés. Là encore, osons la démocratie et la transparence. Seuls des comités de suivis et d’évaluation, à l’échelle des bassins d’emplois, peut permettre d’y voir plus clair sur l’utilisation réelle des fonds publics par les entreprises. Nous ferons des propositions précises au nouvel exécutif régional et nous sommes prêts a y apporter notre contribution. L’interpellation des banques est indispensable. Elles doivent assumer leur responsabilité territoriale.

Une question va être posée plus fortement au cours de la prochaine période : quel avenir pour la jeunesse ? Alors que F.Hollande s’était engagé à en faire la grande priorité de son quinquennat, rien n’a été réglé. Les récentes annonces sur l’apprentissage et le service civique ne sont pas au niveau des enjeux. Nous appelons à une conférence régionale, ouverte à la société civile, aux organisations de la jeunesse, pour véritablement avancer sur des dispositifs opérationnels et garantissant l’autonomie des jeunes et leur insertion sociale et professionnelle.

Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF.
Le 4 janvier 2015.

 
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