Position du PCF 64 sur " l’Appel de Bagoaz et la situation des prisonniers "

Le PCF 64 rappelle que, sur la question des prisonniers détenus et condamnés en France, ses parlementaires sont toujours intervenus pour qu’ils bénéficient d’un rapprochement familial, allant même jusqu’à proposer, lors de l’élaboration de la loi de 2012, que les familles des détenus éloignés bénéficient d’un dédommagement des frais engagés pour les visites.


Proposition non retenue par la droite et le PS.

Cette loi est néanmoins plus qu’insuffisante car, même si elle inscrit le rapprochement familial, celui-ci est conditionné à l’arbitraire des considérations et à la disponibilité des places dans les établissements pénitentiaires.

De même, les parlementaires communistes sont intervenus et continuent à intervenir pour que les prisonniers gravement malades soient libérés pour des raisons humanitaires.

De plus, les États membres du Conseil de l’Europe se sont engagés à s’accorder mutuellement la coopération la plus large possible en la matière, ce qui devrait normalement favoriser le rapprochement des détenus d’autres pays.

Les communistes rappellent également que les détenus et condamnés dits « basques », incarcérés en France sont des prisonniers de droit commun, et que par conséquent ils doivent bénéficier des mêmes droits.

Concernant l’appel de Bagoaz et Sare à Bayonne le 9 janvier, le PCF 64 note que cet appel est axé sur la résolution du "conflit basque", prenant comme référence la Conférence dite d’Aïte, et que la question des prisonniers dits « basques »,« politiques », « exilés », « déportés » est une instrumentalisation d’un processus d’adhésion aux idées séparatistes.

Même si l’on peut noter qu’ETA a eu une attitude positive en annonçant en 2011 un cessez-le-feu définitif, nous ne pensons pas que l’appel d’Aïte soit une référence.

Pour que justice soit faite pour toutes les victimes, nous pensons qu’ETA doit être désarmée et dissoute, et que l’on s’appuie sur le "manifeste de Pampelune pour une paix de mémoire et un vivre ensemble pluraliste" comme le fait l’organisation politique Esker Anitza/Izquierda Unida que nous avons rencontrée le 29 décembre 2015 et qui est, avec d’autres organisations, signataire de ce manifeste en Communauté autonome basque et en Navarre.

C’est pourquoi nous ne participerons pas à la manifestation du 9 à Bayonne.

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