Grève au collège Clermont à Pau contre une rentrée marquée par l’austérité


Les parents d’élèves et les enseignants du collège Clermont ont raison d’être en colère et d’exiger que les moyens indispensables à un enseignement de qualité pour tous les élèves soient donnés à l’établissement.

Les élèves et les personnels de ce collège qui accueille près de 550 élèves sont déjà obligés d’étudier et de travailler dans des espaces modulaires à cause de travaux de rénovation qui durent depuis des mois. L’arrêt des travaux du 24 février à cause de difficultés de désamiantage qui n’auraient pas dû être une surprise, prolonge encore cette période difficile. Dans ce cadre, et alors que le département montre sa volonté de donner un nouveau cadre aux usagers de cet établissement, une grande majorité d’enseignants soutenus par la FCPE a déclenché une grève il y a quelques jours pour exprimer leur lassitude, leur déception et leur colère devant la baisse des moyens accordés à l’établissement pour accueillir correctement une population scolaire qui comporte des élèves en difficulté qui disposent de dispositifs particuliers. En juillet, deux classes (sixième et troisième) ont été supprimées avec promesse de maintien d’une classe de cinquième. A la rentrée, cette classe de 5ème était supprimée, provoquant une augmentation des effectifs dans les classes, notamment celles qui sont destinées à accueillir les élèves malentendants, ou relevant des dispositifs ULIS et UPS. Les groupes de langues sont également à 30 élèves voire 31. Des conditions de travail et d’apprentissage jugées inacceptables par les enseignants comme par les parents.

Ce mercredi, une délégation était enfin reçue par le directeur des services départementaux de l’Education nationale, qui a dû concéder quelques heures d’enseignement. Mais le compte est loin d’y être, et l’argumentation du DDEN était bien pitoyable : « Si on ouvre ici, il faudra aussi ouvrir ailleurs »…

C’est pas faux… Mais cela montre aussi que la politique d’austérité qui frappe les services publics, et particulièrement ici l’éducation nationale, n’est pas acceptée par les usagers et les agents de ces services publics.

J’apporte mon soutien aux personnels de ce collège et aux parents d’élèves et je vais interpeler le DDEN pour que satisfaction leur soit donnée.

Olivier DARTIGOLLES, conseiller municipal de Pau et porte-parole du PCF.

 
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