Yara : une décision qui répond aux seuls intérêts des actionnaires

Après CELANESE, ce sont les salariés de YARA qui vont être sacrifiés sur l’autel du profit. YARA est un grand groupe norvégien qui fait des bénéfices. Il utilise des arguments comptables, qui sont contestés par les syndicats, pour justifier cette décision qui répond aux seuls intérêts des actionnaires qui veulent tirer un profit grandissant du travail des salariés.


Pourtant tout cela aurait pu être évité. En 2013, le groupe Front de gauche à l’assemblée nationale a déposé une proposition de loi contre les licenciements motivés par des contingences financières et boursières. Cette loi a été rejetée par les autres groupes. Si cette loi avait été adoptée, YARA n’aurait pas les coudées franches pour accomplir ce mauvais coup.

Outre les salariés de YARA, les conséquences, qui vont être affinées dans le cadre du droit d’alerte lancé par les syndicats, vont concerner : les sous-traitants, les prestataires de services (transport routier, fret ferroviaire, restauration collective..), des industriels (Air Liquide, des unités industrielles qui utilisent des productions de Yara, SOBEGI qui bénéficie de vapeur à un tarif compétitif, …). Bref des dizaines et des dizaines d’emplois en plus des salariés de YARA seront touchés.

La dernière mandature de François Hollande et des gouvernements socialistes auraient pu apporter de vraies réponses pour contrer ces pratiques. Pire, la loi Travail dite EL KHOMRI/MACRON 2 a encore aggravé la situation faite au plus grand nombre. Par exemple, les précisions des motifs pouvant entraîner un licenciement économique dans ces textes favorisent les entreprises pour le justifier et limitent le pouvoir d’interprétation des tribunaux quant aux motifs avancés par l’entreprise. YARA bénéficie très clairement de ce nouveau texte. De même, les délais de négociation avec les instances représentatives des salariés ont été raccourcis pour les entreprises de moins de 100 salariés.
Ceux qui ont soutenu ces lois sont disqualifiés pour dire qu’il faut sauver l’emploi localement ! Il est temps de se doter à l’Assemblée nationale d’une majorité favorable aux salariés et non aux actionnaires.
Nous sommes aux côtés des salariés de YARA et de la sous-traitance menacés par cette annonce pour mener toute l’action nécessaire pour faire reculer ce projet désastreux aux conséquences dramatiques pour eux, leurs familles, le bassin industriel.

Fédération des Pyrénées-Atlantiques du Parti Communiste Français

 
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