Une exigence monte chez les gens : rassemblement, rassemblement, rassemblement !


Le Parti Communiste Français travaille depuis plusieurs mois à rassembler les forces de gauche dans notre département, de façon faire émerger des candidatures communes pour les législatives de juin.

Avant même ces élections, dès le 2 novembre dernier, Olivier Dartigolles expliquait dans un long entretien à « Regards » : « Des millions de personnes, à commencer par celles et ceux qui se sont mobilisés contre la loi El Khomri, n’accepteront pas la division, la désunion et donc l’impuissance » et il proposait : « Pour la première fois depuis plus de trente ans, la gauche d’alternative peut passer devant la gauche d’adaptation, l’hégémonie du PS peut être renversée… si l’occasion se présente d’avoir un candidat commun, il faudra absolument la saisir. Jean-Luc Mélenchon pourrait être ce candidat de la gauche antilibérale »

Dans notre département, les militants communistes ont diffusé et distribué des dizaines de milliers de tracts et collé des centaines d’affiches pour appeler à voter JL Mélenchon.
Depuis des mois, nous nous tenons à la disposition de qui le souhaite pour discuter de ce rassemblement. Nous avons demandé à rencontrer nos amis de France Insoumise, au niveau national comme dans notre département.
De même, nous avons rencontré d’autres partis progressistes, membres du Front de gauche ou écologistes. Les contacts entamés au mois de mars avec ces forces ont abouti à un accord, départemental avec République et Socialisme, et dans trois circonscriptions béarnaises avec EELV.

Dans notre département, en dépit de nos demandes, FI a, ou refusé les rencontres, ou exigé que nous nous fondions dans France Insoumise. C’est évidemment impensable : on ne peut d’ailleurs rassembler que des entités différentes. Sinon, il s’agit d’une fusion-acquisition ! Mieux encore : dans au moins deux circonscriptions, nos interlocuteurs de FI avaient accepté ou souhaité le rassemblement, puis ils nous ont dit que cela avait été « retoqué par Paris ».

Afin de ne pas voir échouer ce débat, nous avons une nouvelle fois écrit le 25 avril à tous les membres de FI dans le département, en soulignant que l’absence de rassemblement à la présidentielle aura empêché la présence au second tour de notre candidat commun, et qu’il était vital de ne pas refaire la même erreur pour ces législatives. Malheureusement, la réponse des candidats FI a été un coup d’arrêt aux discussions locales : « Les candidats investis aux législatives par FI n’ont pas délégation pour répondre à vos requêtes. Nous sommes toujours sur la signature de la charte. Pour le reste, c’est le national qui gère.

Alors que notre candidat commun J-L Mélenchon est arrivé deuxième dans le département et que l’ensemble des scores des candidats de gauche réunis constitue une majorité de voix, nous ne comprenons pas que France Insoumise ne réponde pas positivement à nos sollicitations. Le rassemblement nous semble en effet indispensable et urgent si nous voulons, ensemble, réellement battre la droite et engager une lutte parlementaire suffisamment forte pour soutenir les luttes sociales que les projets de M. Macron entraîneront certainement. FI qui a « consulté sa base » sur le problème secondaire de la position relative au vote du second tour de la présidentielle, pourrait tout autant la consulter sur ces propositions de rassemblement. Elles répondent aux exigences massives exprimées par les gens que nous rencontrons.
Le temps n’est vraiment pas à la division. Cela fait des semaines et des mois que nous le disons.

Adrien Rome, secrétaire départemental de la fédération des Pyrénées-Atlantiques du PCF

 
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