Samedi 23 janvier la pièce de théâtre « Ma Cavale » sera jouée par la compagnie du Gay savoir à Pau au théâtre Saint Louis à 17h00.

Cesare Battisti avait du fuir la France après le retour de celle-ci sur la parole donnée de ne pas extrader les anciens militants vers une Italie ou la justice n’est que vengeance et a mené sans preuve des procès injustes. Sa cavale avait pris fin au Brésil. Arrêté il attend que le président Lula statue sur son extradition. Cette décision devrait intervenir en Février. Voilà ce que déclarait la LDH (Ligue des Droits de l’Homme) le 19 mars 2007 :
« Condamné à perpétuité sans avoir été entendu par la justice italienne, il finira ses jours en prison, s’il est extradé, sans avoir pu se défendre et faire valoir ses droits. Par la voix du Président Mitterrand, la France avait donné sa parole que ceux qui avaient rompu avec la violence ne seraient pas extradés. Cesare Battisti a cessé toute action illégale depuis vingt-neuf ans et a toujours vécu paisiblement dans notre pays. Mais la France de Messieurs Sarkozy et Perben a renié sa parole, elle a voulu livrer ceux qu’elle avait accueillis. […] Quant à la justice, la LDH rappelle que Cesare Battisti n’a été condamné – sans aucune preuve matérielle ? que sur la base de deux témoignages de « repentis », qui ont acheté par leurs accusations d’importantes remises de peine pour les crimes qu’ils avaient commis. Et cela suffit à un gouvernement français pour aider à envoyer cet homme finir sa vie derrière les barreaux « sans autre forme de procès » ? La Cour européenne des droits de l’Homme, elle, a déjà répondu que refuser un vrai procès à un condamné par contumace, c’est violer la Convention européenne des droits de l’Homme. Messieurs Perben en 2004 et Sarkozy en 2007 ont fait cela en notre nom : trahir la parole donnée, refuser le droit au procès équitable en violation du droit européen des droits de l’Homme. La LDH milite pour une autre image du politique. Elle appelle les citoyens à exiger demain que les gouvernants s’attachent à dire la vérité et à respecter les droits. »
La pièce sera suivie d’un débat bien sur sur « le cas Battisti » mais plus largement sur la situation de la France et le respect de la justice et des Droits de l’Homme.
Tarif Unique 15€. Contact/réservation : fac.totum(à)orange.fr, tél : 0559309030.