La question des infrastructures des transports est au cœur des prochaines élections régionales. Si le dossier de la LGV occupe beaucoup les esprits, il ne faut pas oublier d’autres sujets décisifs pour l’avenir de nos territoires.
Le maintien et le développement du fret ferroviaire est l’un d’entre eux.
Le projet de budget 2010 de la SNCF prévoit une nouvelle diminution de 9% du trafic fret et 3600 suppressions d’emplois. En 2000, on transportait 55 milliards de tonnes de fret par kilomètre par le rail. En 2009, plus que 26. Pour 2010, il est prévu 24 milliards de tonnes/km. Selon le Ministère des transports, le nombre de camions supplémentaires sur les routes dans les deux prochaines années dépassera le million. C’est inadmissible.
Les politiques régionales de gauche devront, aux cotés des agents de la SNCF, se battre pour défendre et assurer le développement du fret ferroviaire. Cette alternative au tout routier (avec aujourd’hui plus de 7000 camions par jour entre Bayonne et la frontière et la relance du projet de l’A650 entre Pau et Oloron), doit impérativement être un engagement fort dans les projets régionaux de gauche face aux orientations gouvernementales et européennes.
Olivier Dartigolles, tête de liste départementale, participera le samedi 6 février à Bayonne à un débat sur l’avenir du fret ferroviaire à 18h00 à la Bourse du travail.