Avec 10 500 étudiants de la région pour l’essentiel, dont 40% de boursiers, l’université de Pau joue un rôle social important. Bon nombre de nos concitoyens n’auraient pas pu faire des études éloignés de chez eux. Casser l’Université de Pau serait un recul de plusieurs décennies. Notre université pluridisciplinaire a d’énormes atouts en termes d’éventail de l’offre de formations. Par ailleurs avec ses 25 laboratoires, dont certains ont une notoriété mondiale, l’université Paloise est un vrai joyau. Ses 25 laboratoires qui sont en lien étroit avec les activités économiques locales, mais aussi avec les collectivités territoriales sont des activités dont on n’ose penser qu’un jour elles puissent disparaître. Chacun a en mémoire ici la naissance de l’université de façon concomitante avec le bassin de Lacq. La spécificité des laboratoires ont donné le jour à des programmes qui ont trouvé des applications dans le monde entier. Notre rayonnement dépend aussi de l’UPPA.
J’apprends avec émotion que trois étudiants ont été arrêtés hier au soir, mis en garde à vue. Le dernier n’a été libéré qu’à midi aujourd’hui. Notre solidarité va aux trois étudiants, leurs familles et à toute la communauté universitaire. Ces trois étudiants participaient à une retraite aux flambeaux de façon tout à fait pacifique. Depuis le début février notre Université de Pau et des Pays de l’Adour est en grève, comme toutes les universités de France. Le gouvernement et particulièrement Madame Pécresse ont une (...)
L’université de Pau et des pays de l’Adour, c’est-à-dire Pau Bayonne Mont de Marsan et Tarbes est en grève comme la plupart des universités Françaises.
L’université de Pau et des pays de l’Adour est en danger, le président de la république et sa ministre Pécresse s’y emploient avec ardeur. L’évènement du mois c’est le budget des universités et de la notre en particulier. Les directives sont tellement scandaleuses que les composantes universitaires de l’UPPA, à savoir les facultés de lettres celle de droit économie gestion et les IUT et l’Institut d’Administration des Entreprises ont repoussé les budgets. Les coupes sombres sont asphyxiantes, les (...)
La très grave crise que nous traversons suscite partout inquiétudes et interrogations tant il est vrai qu’elle révèle la faillite de tout un système, celui de la quête sans fin de profits en dehors de toute rationalité économique et sociale.
Loin de s’interroger, de remettre en cause les dogmes libéraux qui nous conduisent à l’abîme, le gouvernement enfonce le clou. D’abord en volant au secours des banques à concurrence de 360 milliards d’€ (le budget de l’enseignement supérieur et de la recherche est de 25 petits milliards), sans maîtrise publique sur l’utilisation de ces fonds qui vont alimenter l’incendie financier.
Ensuite en profitant de « l’aubaine » de cette crise pour justifier l’austérité budgétaire, notamment pour notre système universitaire, et tenter d’imposer de force en France comme partout ailleurs, le même modèle, forcément libéral.
Un an après le vote de la loi sur la « Liberté et la Responsabilité des Universités (LRU) défendue par la Ministre Valérie Pécresse, la toxicité de cette réforme se confirme.
Malgré les nombreuses déclarations d’intention du gouvernement, force est de constater que la loi relative aux libertés et responsabilités des universités a été élaborée à toute vitesse, sans véritable concertation avec la communauté universitaire. Elle a été votée en procédure d’ ”urgence” pendant l’été alors que les étudiants étaient au travail ou en vacance et que la grande majorité des syndicats jugeait le texte de loi “inacceptable”. Cette loi n’est pas nouvelle. La droite avait déjà essayé de faire passer un (...)