Voilà 10 jours que l’entreprise Celanese a annoncé le licenciement de 355 travailleurs à Pardies.
L’annonce était attendue : il y a deux mois déjà, une déclaration des dirigeants texans de cette multinationale avait suscité angoisse et colère dans toutes les familles des salariés de Celanese. Aujourd’hui, je suis venue vous exprimer notre solidarité. Mais au-delà de cette solidarité, je suis aussi venue vous dire la détermination des communistes à se battre pour défendre et promouvoir, partout en France, notre outil industriel, votre savoir-faire, notre capacité à produire ce dont nous avons besoin.
La désindustrialisation est un mot que je ne veux plus entendre. Aussi, je veux dire qu’il n’y a pas de fatalisme à casser la vie d’hommes et femmes juste désireux de vivre de leur travail. Il n’y a pas de fatalité à ce que des sites entiers soient fragilisés par le diktat de leurs actionnaires. Il n’y a pas de fatalité à ce que meurent nos territoires. Il n’y a pas de fatalité à accepter, au nom d’un capitalisme en crise, un nouveau déclin industriel de notre pays, surtout pour site industriel rentable. Même le patron local de l’UIMM dit que 20% de rentabilité pour la Celanese, c’est exceptionnel dans la chimie où la moyenne se situe à 8 à 9%.
Depuis 10 semaines les communistes du bassin de Lacq et plus largement de l’agglomération paloise demandent par voie de pétition, avec à ce jour plus de 4000 signatures recueillies, courrier et interpellation, à Monsieur le Préfet des Pyrénées-Atlantiques qu’il agisse à la fois pour stopper la casse de Celanese mais également qu’il pèse de tout le poids de l’État afin qu’un avenir industriel se dégage rapidement pour le Bassin de Lacq. Notre proposition de nommer ce que nous avons appelé « un chef de projet » s’inscrit dans cette perspective. Sans s’attacher aux titres, nous souhaitons qu’une nouvelle impulsion soit donnée à ce bassin industriel car, si nous en connaissons ses atouts, nous savons aussi combien sont grandes les menaces, combien les risques sont importants si nous ne regagnons pas la maîtrise de notre avenir.
A l’issue d’une table ronde avec les organisations syndicales des entreprises Celanese, Air Liquide et Yara du bassin de Pardies (64), Marie-George Buffet, secrétaire nationale du PCF, a avancé plusieurs propositions pour le maintien et le développement de l’emploi.
"L’urgence ici, où plus de 500 emplois sont directement menacés, et près de 2000 indirectement, par la décision du groupe texan Celanese, c’est l’engagement de l’Etat pour agir et peser pour trouver un repreneur. Avec de la volonté, c’est possible. Il en relève de l’intérêt général en France et en Europe. Je demande à Monsieur le Président de la République d’intervenir auprès de son homologue américain, lors du G20, afin que le groupe Celanese accepte de céder le site de Pardies. Il faut aussi que le ministre Hortefeux nous dise précisément qu’elles sont les contacts pris, les pistes travaillées ».
La décision de la direction de Celanese de fermer son usine de Pardies est inacceptable.
Rappelons nous que c’est pour gagner toujours plus d’argent que les actionnaires mettent à mal directement l’emploi et la vie de plus de 500 salariés -de près de 2000 personnes au total- et un des quatre sites chimiques du bassin de Lacq géré par Chemparc.
La brutalité de la décision est proprement inhumaine.
Le groupe chimique américain Celanese vient d’annoncer « avoir engagé une réflexion sur une possible fermeture de son site de Pardies, sur le bassin de Lacq » dans notre département des Pyrénées Atlantiques, qui emploie environ 350 personnes. Cette fermeture, si elle était confirmée provoquerait pas moins de 2000 pertes d’emplois induits. Ces pertes d’emplois touchent évidemment le bassin de Lacq, mais pas seulement, par exemple : le port de Bayonne qui est la porte d’entrée des matières premières et de sortie des produits finis. L’usine produit de l’acide acétique et de l’acétate de vinyle ; annuellement pas moins de 450 000 tonnes d’acide acétique et 150 000 tonnes d’acétate de vinyle. Ces produits sont une base connue dans l’industrie chimique pour de multiples applications allant de la colle à l’industrie du papier et du tissu.
Aujourd’hui à Washington, le groupe chimique Celanese vient d’annoncer qu’il "engage une réflexion sur une possible fermeture de son site de Pardies", sur le bassin de Lacq (64) qui emploie 350 salariés.
C’est donc une véritable bombe sociale qui menace aujourd’hui le Béarn. En effet, le risque n’est ni plus ni moins que la suppression complète de l’un des quatre site chimique du Bassin de Lacq. Au regard des interconnexions qui existent entre Celanese, Yara et Air Liquide, près de 500 emplois directs seraient touchés. Mais aussi autour de 2000 emplois induits.
Cela n’est pas acceptable. Ce n’est pas aux salariés de payer les conséquences de la crise du capitalisme. Ce n’est pas aux salariés du Béarn, à leur famille, de payer les conséquences de la crise économique alors que dans le même temps les grands groupes dégagent des bénéfices colossaux. Un groupe comme Total va annoncer des résultats exceptionnels, de l’ordre de 15 milliards d’euros pour 2008.